Parcs et jardins (1) : « Les Druides » (1908), groupe sculpté par Eugène Piron, dans le Parc de Bagatelle à Paris

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Dossier en construction dans l’attente de la consultation des fonds d’archives.

Nombreux furent les outils de la « forge gauloise de la nation », pour reprendre l’expression de l’historien Étienne Bourdon1. Construite par l’université et les sociétés savantes, la celtomanie fut un des piliers du « roman national » de la 3e République, Et nombreux furent les médias qui permirent de la diffuser vers les milieux cultivés : l’opéra, la poésie, la littérature, mais aussi vers un public, encore pour partie illettré : le théâtre, l’imagerie populaire, bientôt le cinéma, sans parler des cavalcades et défilés de la mi-carême qui ont déjà fait l’objet d’un article dans nos pages2.

Évidemment, nombre d’artistes académiques de l’époque s’emparèrent de ce matériel pour produire des œuvres mettant en scène des Gaulois fantasmés et/ou mythologisés évoluant sur ou au milieu de « monuments druidiques ou celtiques », dolmens, menhirs, etc. Parmi elles se détache un groupe sculpté exceptionnel par sa taille et son ambition : « Les Druides », créé en 1908 par Eugène Piron (1875-1928), aujourd’hui installé en plein centre du Parc de Bagatelle à Paris.

Eugène PIRON (1875-1928) est un sculpteur et médailleur dijonnais, élève de l’École des Beaux-Arts de Dijon, puis de l’École des Beaux-Arts de Paris, il se forme auprès de maîtres renommés. Il est lauréat du Prix de Rome en 1903.
De Dijon à Paris et Rome, des tranchées de l’Argonne à Salon-de-Provence, on commence à redécouvrir le parcours d’un artiste méconnu, complet, à la production variée, et d’un homme de la Belle Époque dont la trajectoire va être profondément bouleversée par la Première Guerre mondiale. Très vite reconnu par l’Académie pour ses sculptures commémoratives, ses bustes et ses médailles, souvent marqués par un style académique et une grande finesse de détail, son travail illustre bien la tradition de la sculpture figurative française de la fin du 19e et du début du 20e siècle.

Eugène Piron : quelques éléments biographiques

Né le 30 avril 1875 à Dijon (Côte-d’Or), au n° 4 de l’impasse Saint‑Michel., fils du sculpteur Désiré Piron, il passe son enfance au milieu des œuvres de son père. Après une scolarité effectuée à l’École du Nord, il travaillera quatre ans comme peintre en bâtiment, afin d’aider sa famille. Après s’être essayé à la peinture, il se tourne vers la sculpture. Il est par ailleurs le petit-neveu du poète et dramaturge dijonnais Alexis Piron, à la mémoire duquel il réalisera un monument dans la capitale bourguignonne.

En 1894, son père l’incite à entrer à l’École des Beaux‑Arts de Dijon où il suit les cours des sculpteurs François Dameron (1835-1900) et Ernest Bouteiller (1851-1920). Une médaille d’honneur et une bourse départementale lui permettent de se présenter à l’École des beaux-arts de Paris où il étudie la sculpture de fin 1899 à 1903 dans les ateliers de Louis-Ernest Barrias (1841-1909) et Jules-Félix Coutan (1848-1939). Il expose au Salon à partir de 1899. Après avoir reçu plusieurs récompenses, il concourt pour le prix de Rome en 1902 et obtient le Grand Prix de sculpture en 1903 pour un bas-relief en plâtre : Dalila livre Samson aux Philistins.

Pensionnaire de l’Académie de France il arrive à Rome le 1er janvier 1904 alors dirigé par le sculpteur Eugène Guillaume, puis au décès de ce dernier, en 1904, par le peintre Carolus-Duran. Il profite des quatre années de sa résidence d’artiste romaine pour réaliser de nombreuses œuvres, dont plusieurs portraits, et pour visiter l’Italie de long et large et se rendre à Athènes.

En 1908, il regagne Dijon avec laquelle les liens ne s’était jamais interrompus, et obtient de nombreuses commandes : décor de façades (Hôtel Aubriot, Maison Messner), statuaire, bustes… Cet artiste talentueux, excellent portraitiste, travaille différents matériaux (pierre, bois) y associant parfois le métal. Ses sujets mythologiques : Bacchus, faunes, faunesses et nymphes connaissent un grand succès. C’est à Rome qu’il sculpte le Monument à Alexis Piron (1689‑1773) qui orna longtemps la Place des Cordeliers où il fut élevé en 1910.

Éclate alors le premier conflit mondial. Mobilisé le 12 août 1914, à l’âge de 39 ans, au 58e Régiment d’Infanterie Territoriale de Dijon, il part comme volontaire, le 30 octobre 1914, sur le Front en renfort au 227e RI, le régiment de Dijon, où il est nommé caporal et se signale pour son courage, mais encore pour ses talents artistiques.

La redécouverte récente de son fonds d’atelier à Salon-de-Provence en collection privée, témoigne du bouleversement provoqué par la Première Guerre mondiale dans la vie de l’artiste3. Entre deux attaques, l’artiste, dans les tranchées de première ligne, dessine les paysages dévastés, illustrant la violence des batailles et les lourdes pertes de son régiment. Il laisse encore des dessins, des caricatures, des estampes et des bustes évoquent ses camarades et le quotidien au front. Le sapeur dijonnais se sert aussi de sa plume pour témoigner en cofondant La Bourguignotte, journal intermittent, « organe humoristique & intranchisant des Poilus »4. Blessé à Verdun en 1916, Piron reçoit la Croix de Guerre avec citation et sera fait chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire en décembre 1918.

Avant guerre sa création est faite de faunes dansant, de pans, de nymphes peuplant l’univers bachique qui lui est cher, de copies d’antiques ou de scènes mythologiques. Rendu à la vie civile, Eugène Piron va se spécialiser dans la création de nombreux monuments aux morts : Comblanchien, Vosne‑Romanée, Chaumont, Thionville, etc.

Avec trois autres sculpteurs bourguignons, Louis Henri Bouchard (1875-1960), Paul Jean-Baptiste Gasq (1860-1944) et Jean Dampt (1854-1945), il participe à la création de celui de Dijon, réalisé par l’architecte Auguste Drouot et installé au rond‑point du Cours du Parc. Il est inauguré le 9 novembre 1924.

Il réalise par ailleurs deux œuvres d’édition. La première On ne passe pas, est la statue d’un poilu en uniforme, les bras écartés, tenant dans sa main droite son fusil dont la crosse repose à terre et tendant son corps pour faire barrage à l’envahisseur ennemi ; le texte « On ne passe pas » est écrit en relief sur la terrasse. Elle orne au moins 30 monuments aux morts de villes et villages français. La deuxième est un Soldat au drapeau qui connaîtra un succès moindre.

Piron fut grand maître de l’ordre maçonnique mixte international « Le Droit Humain » de 1918 à 1921, et à ce titre, il organisa le premier couvent international en 1920 ou 1921. En 1922, il fonde la Fédération française.

En 1924, il est sélectionné pour réaliser le Monument aux Morts de Salon-de-Provence, Inauguré le 11 novembre 1925, Le Sublime Réveil, est une œuvre allégorique et unique en son genre, puisque taillé directement dans la falaise au fond du cimetière Saint-Roch, l’idée de Piron est de représenter une brèche qui semble accéder au caveau
où sont déposés les morts, à l’entrée, un clairon sonne.

Tombé sous le charme de la cité provençale, il quitte Paris et s’installe définitivement en 1924 à Salon-de-Provence où il se suicide dans son atelier le 17 novembre 19285. Il repose aujourd’hui au cimetière Saint-Roch, dans une crypte aménagée au pied du Sublime Réveil.

Tout au long de sa carrière, il recevra de nombreux honneurs officiels et récompenses académiques : Membre de la Société des Artistes français, il se voit attribuer une mention honorable au Salon de 1903 et est classé hors concours au Salon de 1907 pour le bronze de son Petit Faune dansant (exécuté à Rome). L’État lui achète, la même
année, sa Jeune Faunesse, recevant de vifs éloges de la part des critiques. Il est Grand Prix de l’Exposition internationale de Turin en 1911 ; Chevalier de l’Ordre de la Couronne d’Italie en 1912 ; Citation à la Croix de Guerre en 1916 ; Médaille d’or du Ministère de l’instruction publique et des beaux-arts en 1920 ; Chevalier de la Légion d’honneur (par décret du 11 février 1919).

L’œuvre

Il s’agit d’un groupe sculpté en travertin (calcaire) par Eugène Désiré Piron, dit Eugène Piron (Dijon, 30 avril 1875 – 16 novembre 1928, Aix-en-Provence), travaillé entre 1907 et le 15 mai 1908 pendant son séjour à la Villa Médicis à Rome, aujourd’hui installé dans le Parc de Bagatelle à Paris.

On sait que le sujet et la composition sont arrêtés et acceptés par le directeur de la Villa Médicis à la date du 23 janvier 19076. Au premier plan, un grand druide présente une branche de gui qu’il vient de couper avec sa serpe, à une jeune fille agenouillée devant lui et qui lui tend un drap pour recueillir la plante sacré. Au second plan, deux autre druides, cachés sous la table d’un dolmen, semblent se lamenter. Les visages semblent empreint d’une profonde tristesse. Peut-être s’agit-il pour Piron d’exprimer le déclin d’un monde gaulois voué à disparaître après la défaite d’Alésia.

Piron réalise alors un modèle en plâtre en 1907. Il n’est pas mentionné dans l’État des envois réglementaires de sculpture de 1907, et n’est pas exposé à l’École des Beaux-Arts à Paris. A la date du 5 février 1908, l’ébauche du marbre (en l’occurrence un bloc de travertin) est « avancée »7. L’oeuvre finie est exposé à la Villa Médicis à Rome du 6 au 24 mai 1908, puis est expédiée à Paris le 12 juin 1908 pour l’exposition des envois réglementaires, à l’École des beaux-arts du 7 au 14 juillet 1908.

Elle est exposée en 1909 au Grand Palais au Salon de la Société des Artistes Français (n° 3727).

Le groupe sculpté est acquis en 1915 par l’État, la ville de Paris et le département de la Seine, pour 20 000 francs (l’État pour 10 000 francs, la ville de Paris et le département de la Seine pour 5 000 francs chacun).

Par une délibération du Conseil Municipal de Paris, en date du 30 décembre 1916 (n° 1916. 1481), on apprend que sur proposition du Préfet de la Seine, le monument « les Druides », du statuaire Eugène Piron, ainsi que « le Terme », du statuaire David, seront placés dans le parc de Bagatelle, à l’endroit où ils se trouvaient au moment de l’exposition de l’Art des jardins. Effectivement, le musée des Arts décoratifs consacre une « Exposition rétrospective de l’art des jardins en France du XVIe siècle à la fin du XVIIIe« , du 24 mai 1913 au 15 octobre 1913, à l’occasion du troisième centenaire de la naissance d’André Le Nôtre8.

Il existe une autre œuvre de Piron probablement en rapport avec ce groupe monumental, à savoir une tête en pierre d’un vieux druide conservée à Laon, dans l’Hôtel de préfecture de l’Aisne. Peut-être s’agit-il d’une ébauche9.

Réception et critiques

Il est peu de dire que l’accueil du groupe sculpté de Piron par ses pairs est plus que mitigé. Par exemple, les archives de l’Académie des Beaux-Arts (Institut de France) conservent le Rapport primitif sur les envois de Rome de 1908, sculpture :

(…) Pour son dernier envoi, M. Piron (4e année) a exécuté un grand groupe en travertin, composé de quatre figures, qu’il intitule : Les Druides. Ce groupe, très important, ne répond guère à ce que nous espérions du dernier envoi de ce pensionnaire. La jolie Faunesse, pleine de vie et de charme, exposée antérieurement, et que nous avons été heureux de revoir sous la forme définitive du bronze, nous avait permis de concevoir de M. Piron d’autres espérances. / M. Piron a fait un grand effort pour résumer la légende nationale des Druides. Son œuvre ne nous donne l’impression que d’une grande esquisse, encore en voie de gestation. Nous voyons des rochers, de vrais rochers de pierre, une grotte, au fond de laquelle se tiennent deux druides accroupis en face l’un de l’autre, sans que rien ne justifie cette attitude. Cette partie du second plan, complètement inutile, nuirait au groupe principal du druide venant de couper le gui et le donnant à une jeune fille agenouillée si, par elles-mêmes, ces deux figures présentaient, dans leur exécution, un intérêt quelconque. / Pourquoi M. Piron s’est-il, de parti pris, refusé à faire un groupe de marbre ? Il le pouvait, en réduisant sa composition aux deux figures placées en avant. Son effort eût abouti alors à un résultat intéressant et meilleur à coup sûr. L’action du druide debout, l’attitude de la jeune fille recevant le gui sacré présentaient les éléments d’un beau groupe, largement traité, où auraient été rendus la grâce de la jeune fille et la noblesse du prêtre ; un tel sujet prêtait au style. Au lieu de cela, que voyons-nous ? Des pierres entassées les unes sur les autres. Cette matière rugueuse du travertin, excellente pour reproduire des rochers, donne aux têtes, aux bras, aux draperies, des bigarrures qui dénaturent la forme. L’aspect général est des plus fâcheux. / N’y a-t-il plus de marbre à Carrare pour nos jeunes pensionnaires ? Pourquoi se lancer dans des travaux dont la proportion démesurée ne permet pas l’exécution en marbre ? Le Directeur de l’Académie de France à Rome, dans sa vigilance éclairée saura ramener nos pensionnaires aux saines traditions de cet art de la sculpture qui prend toute sa valeur par le beau caractère de la forme, affranchie des accessoires encombrants. Jamais le réalisme terre à terre ne remplacera ce qui a été et sera toujours admiré, surtout en sculpture : la clarté, la simplicité dans la conception, la haute vérité du style. (…).


Ce rapport est reproduit tel quel page 6072 du Journal des artistes. Revue hebdomadaire, n° 16 de la 27e année de la 5e série, du dimanche 2 mai 1909. Quel publicité !

Circonspecte est encore l’appréciation publiée dans La chronique des arts et de la curiosité, supplément à La Gazette des Beaux Arts (n° 26, 18 juillet 1908. p. 264), par un visiteur de l’exposition des Envois de Rome, à l’école des Beau-Arts de Paris en 1908 :

M. Piron, parmi les sculpteurs, autorise d’optimistes prophéties. Sa copie de l’Éphèbe de Subiaco est excellente, pleine d’intelligence humaniste. Sa petite Faunesse est, d’autre part, charmante, d’un modelé vivant et serré. L’adresse manuelle qu’il déploie, en outre, dans une statuette de M. Carolus Duran fortifierait encore la sécurité qu’il inspira, si ses Druides ne venaient l’ébranler par leur invention faible et leur conception banale. Il est, de plus, une Main, taillée dans un marbre rare et de tendance un peu « photographique », en raison de quoi le jugement doit rester en suspens sur le talent de M. Piron, tout en reconnaissant les fortes facultés d’exécution et d’observation qui l’imposent à la mémoire.


Jean Claude, journaliste à Le Parisien (10 juillet 1908, p. 210) sous le titre: « La vie artistique. Les envois de Rome », est beaucoup plus convaincu :

« En sculpture, les envois sont d’une qualité assez rare. Et les Druides de M. Piron constituent un groupe fort émouvant. Le chêne, les pierres sacrées forment un décor rude, évocateur, que complètent fort bien les figures des deux vieillards assis, et l’imposante stature du grand prêtre qui de sa faucille d’or vient de cueillir le gui vénéré. Les masses sont belles, la lumière bien distribuée, les détails traités avec ampleur. C’est de la sculpture. »


Un autre compte-rendu de l’exposition des envois de Rome à l’École des Beaux-Arts, signé par une certain Furetière dans Le Soleil (9 juillet 1908, p. 3), est, avec quelques réserves, des plus encourageant :

« M. Piron, qui termine, cette année, son séjour à la Villa Médicis, n’a pas perdu son temps, et, pour sa part, il expose une dizaine d’œuvres parmi lesquelles une main de marbre aux doigts fuselés qui fait l’administration du personnel de l’Ecole. Mais ce n’est pas ce trompe-l’oeil très utilisé par les sculpteurs italiens modernes qui peut arrêter les amateurs. Son haut relief, au contraire, constitue un travail où l’artiste a cherché à se révéler. / Il est intitulé les Druides. Titre inutile, car sur le personnage principal avec sa grande barbe, la serpe d’or d’une main et le gui sacré de l’autre, il n’y a pas moyen de se méprendre. L’indécision est plus grande en ce qui concerne deux serviteurs du Pontife assis dans une grotte sous le granit et dont on voit à peine le visage et qui, sous des capuchons de moine, se font des confidences ou chantent des hymnes gaulois. Ce groupement du second plan nuit peut-être au premier où une jeune fille, qui se tient au pied du druide en chef, n’a guère de place pour s’agenouiller et faire valoir toutes les lignes de son corps. Malgré tout, ce haut relief est imposant et, sur le plateau d’Alise Sainte-Reine, non loin de Vercingétorix, ou encore à Carnac, il sera entouré de feuillage d’un bel effet. Cette œuvre, d’ailleurs, nous la retrouverons en marbre au prochain Salon, et M. Piron pourra y faire quelques retouches, assouplir des draperies un peu lourdes. »

Mais c’est sous la plume du collectionneur, journaliste et critique d’art Arsène Alexandre (1859-1937), que l’on sent un enthousiasme sincère (Le Figaro, 9 juillet 1908, p. 5) :

« C’est une grande joie, et trop rare, pour le critique, lorsqu’il peut proclamer les belles qualités d’un jeune artiste encore peu connu et qu’il croit devoir s’avancer jusqu’à dire : « Celui-ci ira loin ! ».

Cette joie, nous venons de la ressentir en visitant l’exposition des envois de Rome à l’École des beaux-arts. Cette prédiction, nous prenons sur nous de la faire. L’avenir de cet artiste nous en répondons ! Il s’annonce par cette sorte de frisson de nouveauté, par cette impression de surprise, qui ne se dégagent point des efforts « consciencieux » et des envois « très honorables » que nous voyons le plus souvent nous venir de Rome. Puisse la vie favoriser celui qui nous donne ces promesses ! – car parfois de grands espoirs furent ruinés par de plus grandes luttes, – mais si la vie est favorable à M. Piron, s’il a un courage égal à son talent, nous le répétons, celui-ci sera un grand artiste ! Nous savons ce que veulent dire ces deux mots quand on en respecte l’emploi, et nous nous en servons peu souvent.

M. Piron avait été fort applaudi pour son ravissant marbre de Jeune Faunesse dansante exposé au Salon de 1907. De Rome, il a envoyé le bronze qui n’est pas moins captivant. Exhumé d’Herculanum, ce petit chef-d’œuvre serait célèbre. M. Piron peut donc exécuter un morceau parfait de conception, de mouvement et de modelé. Cela est bon à noter tout d’abord car le colossal groupe de Druides que nous montre le même artiste, exposé seul, eût pu le faire considérer comme attiré surtout par le pittoresque et par la couleur. Mais du moment qu’un statuaire peut aller ainsi de la sculpture intrinsèque aux limites même de la sculpture, il faut dire que c’est un artiste puissant et complet. On sent la joie d’œuvrer dans les choses de M. Piron. Ces Druides, officiant dans l’ombre farouche d’un dolmen ont tout l’attrait d’un tableau réussi, tout en étant d’excellente et forte sculpture, et en offrant un beau caractère décoratif. On voit dans un vieux parc ce beau groupe, d’un esprit évocateur et pourtant d’un accent moderne. M. Piron ne s’est pas borné à ces deux envois : des bustes, des statuettes (entre autres, celle, très expressive, de Carolus-Duran), des bijoux enfin, attestent la diversité de son talent, ses curiosités passionnés et multiples. Retenez donc ce nom ; nous attendrons pour notre part avec confiance les belles œuvres qui le répandront. »

L’article du figaro est repris in extenso dans Le Petit Bourgignon (10 juillet 1908, p. 2) sous le titre « Les envois des Rome / Les « Druides » d’Eugène Piron obtiennent un gros succès »

« Nous avons, les premiers, parlé il y a quelques mois, de l’œuvre à laquelle Eugène Piron, notre jeune et déjà célèbre compatriote, travaillait pendant son séjour à la Villa Médicis. Les « Druides », composition sculpturale superbe, viennent d’être envoyés à Paris et voici ce que dit à son sujet, dans notre confrère Le Figaro, l’éminent critique Arsène Alexandre » [reprise de l’article] « Nul doute que les Bourguignons de passage à Paris, ne désirent tous admirer l’œuvre d’Eugène Piron. »

Un autre journal bourguignon, Le Progrès de la Côte-d’Or (40e année, n° 202, lundi 20 juil. 1908, p. 211), s’emploie lui aussi à relayer avec enthousiasme les avis de leurs confrères parisiens au sujet de leur compatriote :

« Échos. Notre compatriote, le sculpteur Piron » / « Nous avons déjà signalé les éloges adressés par Le Figaro et le Journal à notre compatriote Piron, au sujet de son envoi à l’exposition annuelle des grands prix de Rome. C’est avec plaisir que nous trouvons (…) des appréciations également très flatteuses sur le jeune sculpteur de la Villa Médicis, Nous lisons en effet dans :

Le Temps : « M. Piron, au moment de quitter la Villa, s’est fait un point d’honneur à être aussi varié que possible. Il y a de tout dans ses multiples envois : de menues figurines, des statuettes, des agrafes de ceinture, un grand groupe, peut-être un peu creux, mais notablement décoratif, et qu’on remarquera pour le style et la noblesse de ses plis, une copie de marbre d’après l’antique, une ravissante étude de main et une bronze de Jeune Faunesse qui tient, et au-delà, toutes les promesses du plâtre. Cette figure frémissante et fine est un véritable chef-d’œuvre en son genre. Quant à la copie d’après l’antique, elle égale en séduction le modèle ».

Les Débats : « M. Piron a fait une très belle copie de l’Ephèbe de Subiaco, et il a subtilement reproduit la patine ambrée dont les siècles ont réchauffé son marbre. Il s’est rappelé les leçons de l’antique en sculptant sa Jeune Faunesse, mais il a donné la vie à cette petite figure si nerveuse et si gracieuse de forme, d’un dessin si énergétique, d’un modelé ferme et dru qui révèle en même temps qu’un rare savoir, une sensibilité exceptionnelle. M. Piron vient d’accomplir sa quatrième année de Rome. Il l’a consacré à une grande composition, une scène druidique, qui a de la grandeur, et quelque lyrisme, mais qu’il faudrait voir en plein air pour la bien apprécier. Ce jeune artiste montre d’autre part des bustes vigoureux et vivants, et une statuette-portrait, excellemment observée, du directeur de la Villa Médicis, M. Carolus Duran, qui tient ses pinceaux et sa palette ».

La Liberté : « M. Piron (1re année) fait une exposition fort importante : petits portraits en pied de M. Carolus Duran et de M. Barère, dans la manière de M. Troubetzkoï ; bronze de cette délicieuse Jeune Faunesse dont le marbre eut un si vif succès, l’an dernier, au Salon des Artistes Français ; de minuscules figurines de femmes, très spirituelles ; des bustes fouillés et expressifs ; enfin un grand morceau, les Druides ».

Mais le plus grand hommage rendu aux œuvres de Piron, est certainement la visite rendue par le roi d’Italie et la reine Hélène, le 17 mai dernier, lorsqu’ils inaugurèrent l’exposition de la Villa Médicis. Nous reproduisons ci-dessous les lignes suivantes parues dans notre confrère de Rome. »

L’Italie : « Leurs Majestés ont particulièrement admiré l’exposition de M. Piron, sculpteur, lequel doit quitter la Villa Médicis cette année et qui rentre à Paris avec un bagage de maître véritable. Rarement, croyons-nous, l’Académie de France a possédé un artiste aussi complet,dont le talent s’exerce avec autant de succès sur des œuvres de force, à grande allure, et sur des œuvres de grâce, dans lesquelles l’esprit de la composition le dispute à la délicatesse de l’exécution. Telle la statuette où M. Camille Barrère est représenté en tenue de chasse à courre et où M. Piron a su rendre, avec un art et une vérité incomparables, la physionomie si fine, si spirituelle, si ouverte, si française en un mot, de l’éminent ambassadeur de France ».

L’année suivante, le groupe sculpté rapporté de Rome est présenté au Grand Palais pour le Salon des Artistes Français 1909.

Arsène Alexandre ne se dédie pas de son enthousiasme quand il souligne dans Le Figaro (1er mai 1909, p. 7) la « qualité d’imagination alliée à la sincérité », de l’ « excellent ouvrage » (…) « l’ingénieux et coloré haut-relief des Druides, par Eugène Piron. Cela se voit très bien dans un vieux parc moussu, ou bien à l’orée d’une forêt de France. »

Enthousiasme que partage, avec une pointe de chauvinisme bourguignon, Clément-Janin dans Le Progrès de la Côte-d’Or (41e année, n° 132, mercredi 12 mai 1909, p. 4), sous le titre : « La Bourgogne au Salons / II / Artistes français / I / La sculpture. »

« La Côte-d’Or s’est honorée, en ces vingt dernières années, de trois prix de Rome : MM. Gasq, Bouchard et Piron. » (…) « Les dons de M. Piron sont la grâce et l’esprit » (…) [à propos des Druides]… « Voici le sujet : Devant une caverne, un vieux druide coupe le gui sacré et le laisse tomber dans le lin que lui tend une jeune celte, agenouillée à ses pieds. Il prononce en même temps les formules rituéliques. Dans la caverne, deux autres druides, deux vieillards accroupis et drapés dans leurs vêtements, répètent les mêmes paroles. Cette scène est pleine de couleurs. L’artiste y joue avec virtuosité du clair-obscur. On retrouve là le sentiment que l’on éprouve devant les Mises au tombeau de Semur ou de Pouilly-en-Auxois. Encore un peu et M. Piron aurait empiété sur le domaine de la peinture, – ce qui arrive si souvent dans les « tombeaux », – mais il a su se tenir dans les strictes limites de son art. Il n’a voulu que risquer une difficulté, pour ajouter un charme de plus à une composition déjà très poétique (A suivre). »

Décidément, les journaux bourguignons suivent avec intérêt la carrière de leur compatriote. Ainsi, Émile Sedeyn, dans Le Petit Bourguignon (29e année, n° 10313, mardi 25 mai 1909, p. 1), écrit sous le titre : « Les salons de 1909 / Société des Artistes Français (suite) » :

« M. Piron [vaut] par de sérieuses qualités de pittoresque et d’expression. Les lecteurs de ce journal ont apprécié son Monument à Alexis Piron ; un autre grande groupe : Les Druides, montre dans une direction plus libre et en quelque sorte plus simpliste, toutes les ressources de son talents original et personnel dans les moindres détails. »

Mais dans Le Siècle (1er mai 1909, p. 2) le poète avocat et journaliste breton Henry Eon, sous un titre incisif « Le Salon des artistes français. Le triomphe de l’École et de la banalité » décrit l’envoi de Rome de Piron comme « d’effet plus théâtral que séduisant »12.

Si Jules de Saint-Hilaire est moins dur avec le jeune sculpteur dijonnais dans Le Journal des Arts (31e année , n° 44, mercredi 9 juin 1909, p. 1), admettons que son compte-rendu de visite de la section sculpture du Salon de 1909 est des plus laconiques : « M. Piron Eugène consacre aux Druides un morceau important dans lequel les personnages sont groupée (sic) avec art ».

Tout aussi laconique et descriptif cette fois ci, De Battelle écrit dans La France Militaire (30e année, n° 7636, vendredi 14 mai 1909, p. 1) : « M. Piron a taillé un beau groupe de Druides dans un énorme bloc de travertin. Un vieux prêtre, debout, la faucille à la main, scandant un chant sacré, laisse tomber le gui dans la robe d’une jeune druidesse agenouillée. »

En revanche, André Michel, dans son 6e épisode de ses « Promenades aux Salons », publié dans Le Journal des débats politiques et littéraires (121e année, n° 152, mercredi 2 juin 1909, p. 1), s’il reconnaît, de manière assez sarcastique, quelques qualités au Monument à Alexis Piron, exécute en 3 mots ces « Druides en carton-pâte ».


Le Parc de Bagatelle

Au cœur du Bois de Boulogne, le Parc de Bagatelle est, sur 24 hectares, l’un des quatre pôles du jardin botanique de la Ville de Paris. Mondialement connu pour sa roseraie enrichie chaque année d’une centaine de variétés et, depuis 1907, pour son concours international de nouvelles créations de roses, dites « roses nouvelles » . Ce site du 18e siècle, haut lieu de la fête sous le jeune roi Louis XV, était un lieu incontournable de libertinage. Très dégradé, le parc actuel naît d’un pari entre la reine Marie-Antoinette et son beau frère, le Comte d’Artois (futur Charles X), qui venait d’acquérir le domaine en 1775, le mettant au défi de rénover les lieux en moins de cent jours. Le « château » dessiné par l’architecte François-Joseph Bélanger (1744-1818), dans un style néo-palladien, surgit en seulement 64 jours en 1777. Appelé « folie », ce petit pavillon privé était destiné aux plaisirs et divertissements.

Le parc paysagé dans le style anglo-chinois typique de cette époque, conçu par le paysagiste écossais Thomas Blaikie (1751-1838), est le témoin de l’Art des Jardins du 18e siècle à nos jours, offrant un parcours jalonné de fabriques, petites constructions très la mode au 18e siècle : ermitage, obélisque, tombeau, grotte, cascades…. Redessiné à l’anglaise par le paysagiste Louis-Sulpice Varé (11803-1883), après la vente du domaine par le roi Louis-Philippe, à Lord Seymour marquis d’Herford (1800-1870), il devient par héritage propriété de Sir Richard Wallace (1818-1890) qui poursuit la transformation de l’ensemble. Racheté en 1905 par la Ville de Paris, la réhabilitation du domaine est confié au conservateur du Bois de Boulogne, Jean-Claude-Nicolas Forestier (1861-1930) qui fait planter la roseraie.

Le parc est, entre fabriques et statues variées, aujourd’hui ponctués de petits îlots regroupant des collections horticoles et botaniques emblématiques de l’aménagement paysager des jardins : plantes à bulbes, pivoines, iris, clématites, rosiers, pélargoniums odorants, asters, chrysanthèmes.

Le groupe sculpté d’Eugène Piron est installé en plein centre du Parc, bien caché sous les arbres qui bordent à l’est, la pièce d’eau des Cygnes Noirs à proximité des ruines reconstituées de l’ancienne abbaye de Longchamps. Pour le trouver il faut passer sous le tunnel vers l’orangerie, prendre la première à gauche et descendre vers l’étang. Le monument semble aujourd’hui oublié, voire abandonné, recouvert de mousses et lichens. Sans doute, cette œuvre singulière et émouvante mérite mieux.

Cyrille Chaigneau et Philippe Le Port pour Les Vaisseaux de Pierres

Notes, bibliographie et sitographie

Quelques œuvres d’Eugène Piron

Quelques œuvres :

  • 1890 : Le Château des Gendarmes à Dijon (peinture, Musée des Beaux-arts de Dijon, Côte-d’Or),
  • 1896 : La France victorieuse (scluptée alors qu’il effectue son service militaire ; placée dans la cour de la caserne Vaillant à Dijon).
  • 1901 : Statue du général Pichegru (plâtre ; Musée d’art Sarret de Grozon d’Arbois, à Arbois, Jura),
  • 1902 : Fleurus (bas-relief réalisé à Rome, qui décore la Salle d’Honneur du 27e Régiment d’Infanterie dans la caserne Vaillant à Dijon).
  • 1903 : Dalila livre Samson aux Philistins (bas-relief en plâtre ; École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris),
  • 1903 : Quatre bas-reliefs sur la vie de Pichegru (Musée d’art Sarret de Grozon d’Arbois, à Arbois, Jura)
  • 1905 : Le Rapt (bas relief ; envoi réglementaire de 1ère année, École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris
  • 1905 : L’Éphèbe de Subiaco (fragment de la copie d’un marbre antique du Musée National à Rome réalisé à la villa Médicis ; envoi réglementaire de 1ère année, École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris).
  • 1906 : La faunesse aux pipeaux (bronze ; Musée d’Orsay, Paris ; n° inv. : LUX 39113)
  • 1907 : Jeune faunesse (marbre),
  • 1908 : Bacchus ivre (bois polychrome ; Musée des Beaux-arts de Dijon, Côte-d’Or)
  • 1908 : La main écorchée posée sur un crâne (envoi réglementaire de 4ème année, École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris)
  • 1908 (circa) : Buste de Carolus-Duran (bronze, École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris),
  • 1908 : Les Druides (groupe sculpté en travertin installé dans Parc de Bagatelle, Bois de Boulogne, Paris)
  • 1908 (circa) : Tête de Druide (pierre ; Hôtel de la Préfecture de l’Aisne à Laon).
  • 1909 : Monument à Alexis Piron (aujourd’hui dans le jardin de l’Arquebuse à Dijon).
  • 1912 : Diane (plâtre),
  • 1913 : Quatre bas-reliefs (façade de la Villa Messner, 5 bis rue Parmentier, Dijon),
  • 1919 : Monument aux Morts de Péroy-les-Gombries,
  • 1920 : Pan (représentant un enfant tenant un cerf par le cou ; Palm Beach, Norton Museum of Art)
  • 1921 : Monument aux Morts de Pouges-les-Eaux (Nièvres)14
  • 1922 : Monument au Morts de Trouville-sur-Mer (Calvados)
  • 1922 : Buste de Jules Massenet (commandé en 1922 ; Musée de l’Opéra comique de Paris en 1928, après le décès de l’artiste)
  • 1923 : Monument aux Morts d’Auroux,
  • 1924 : Le Retour, élément du Monument de la Victoire et du Souvenir (haut-relief ; Rond-point du cours du Parc à Dijon),
  • 1925 : Monument aux médaillés militaires (Paris, Hôtel national des Invalides, cour du Dôme),
  • 1925 : Monument aux Morts de Salon-de-Provence ou Le Sublime Réveil (taillé directement dans la falaise de Safre au fond du cimetière Saint-Roch,
  • 1928 : Buste de Jules Massenet (marbre ; Théâtre Armand, Salon-de-Provence),
  • Statue de Lazare Carnot (façade du Palais du Louvre, aile de Rohan, côté rue de Rivoli, Paris).
  • Buste de Gaston Liégeard (bibliothèque du château de Brochon, Brochon, Côte-d’Or).
  • Buste de Stephen Liégeard et Diane Chasseresse (œuvres détruite en 1925 lors de l’incendie du château de Diénay, Côte-d’Or).
  • L’agriculteur péruvien
  • Éphèbe de Subiaco (fragment de la copie d’un marbre antique réalisé à la villa Médicis).

Notes

  1. https://books.openedition.org/enseditions/7895?lang=fr ↩︎
  2. https://lesvaisseauxdepierres-carnac.fr/un-outil-de-la-forge-gauloise-de-la-nation-les-defiles-de-la-mi-careme/ ↩︎
  3. https://beaux-arts.dijon.fr/sites/default/files/actualite/pdf/flyer_odm_piron_bdhttps://www.retronews.fr/journal/le-progres-de-la-cote-dor/20-juillet-1908/2/df13156f-2fa7-4019-ab32-89100e5b435aef.pdf ↩︎
  4. https://www.laprovence.com/article/edition-salon/5778122/eugene-piron-mis-a-lhonneur-au-chateau-de-lemperi.html ↩︎
  5. La presse de l’époque attribua « ce suicide à la misère », laissant supposer que l’artiste ne parvenait plus à vivre de son art (Cœmedia, 19 novembre 1928, p. 3). Même si Piron est parfois décris comme un artiste solitaire et tourmenté, la réalité est sans doute bien plus complexe et subtile que cela. ↩︎
  6. Archives de l’Académie de France à Rome, carton 168, lettre de Carolus-Duran au Secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts, le 23 janvier 1907 ↩︎
  7. Archives de l’Académie des beaux-arts, 5 E 74, lettre de Carolus-Duran à Henry Roujon, Rome, 5 février 1908 ↩︎
  8. https://agorha.inha.fr/ark:/54721/17f53a6d-712d-4537-8620-d6fad7d4eb55 ↩︎
  9. Laon, Hôtel de préfecture de l’Aisne (inv. 2760) ; photographies de Vénot, bibliothèque municipale de Dijon (cote PHO 1 / 234 et 1 / 235) ↩︎
  10. repris le 16 juillet, p. 3, ↩︎
  11. https://www.retronews.fr/journal/le-progres-de-la-cote-dor/20-juillet-1908/2/df13156f-2fa7-4019-ab32-89100e5b435a ↩︎
  12. repris dans : Le Public, du 2 mai 1909 (p. 3) ; dans Le Signal du 2 mai 1909, p. 3) et encore dans : L’Action quotidienne, du 1er mai 1909, p. 2 ↩︎
  13. https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/faunesse-aux-pipeaux-7102 ↩︎
  14. https://www.lejdc.fr/pougues-les-eaux-58320/actualites/le-monument-aux-morts-classe_12080291/ ↩︎

Archives

  • Anonyme, 1908. Procès-verbal du rapport sur les envois de sculpture de 1908. Séance du 17 octobre 1908. Rapport sur les envois de Rome (1908). Sculpture. Paris, 17/10/1908 (Paris : Archives de l’Institut de France – Académie des beaux-arts, 2 E 22, p. 195-198)
  • Anonyme, 1908. Procès-verbal du rapport sur les envois de sculpture de 1908. Séance du 17 octobre 1908. Rapport sur les envois de Rome (1908). Sculpture. Paris, 17/10/1908 (Paris : Archives de l’Institut de France – Académie des beaux-arts, 2 E 22, p. 195-198).
  • Duran C., 1908. Académie de France à Rome. Section de sculpture. Travaux exécutés par MM. les pensionnaires pendant l’année 1907, exposés le 15 mai 1908, envoyés à Paris le 12 juin 1908. Rome, 1908. Archives de l’Académie de France à Rome (directorat Carolus Duran, carton 169 (1908-1909)

Bibliographie

  • Anonyme, ????. « La Vie dijonnaise. Au square Darcy. hier a été inauguré le monument érigé à la mémoire du sculpteur dijonnais Eugène Piron, Grand Prix de Rome », in : , Le Bien Public, n° 268, 88e année, lundi 7 novembre 1938, p. 2.
  • Catelain N., 2023. Bagatelle : une folie à Paris. Paris : Flammarion, 2023, gd format, 280 p.
  • Collectif, 1913. Exposition rétrospective de l’art des jardins en France du XVIe siècle à la fin du XVIIIe : Musée des arts décoratifs, mai-octobre 1913. – Paris : Palais du Louvre, 1913, in-8°
  • Conseil Municipal de Paris, 1916. « Délibérations du 30 décembre 1916. 1916. 1481. Installation de deux œuvres d’art dans le parc de Bagatelle (M. Froment-Meurice, rapporteur) », in : Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, n° 18, 36e année, dimanche 18 février 1917. Paris : Imprimerie municipale. p. 649.
  • Guiffrey J., 1908. Liste des pensionnaires de l’Académie de France à Rome (…) de 1663 à 1907, Paris : 1908, p. 164.
  • Guillemot M., 1905. Les Envois de Rome, L’Art et les artistes. Paris : 1905 (pour : Le Rapt)
  • Khaitzine R., 2006. Les Jardins de Bagatelle à Paris, Histoire et Secrets, éd. Le Mercure Dauphinois, 2006.
  • Laborie-Barrière L., 2019. Eugène Piron (1875-1928). Dans l’atelier du sculpteur. Exposition – Salon-de-Provence, Bouches-du-Rhône – Château-Musée de l’Empéri – 2019-2020. Salon-de-Provence : Musée d’Empéri, 2019, 112 p., ill. en noir et en coul., portr., fac-sim., coul. ill. ; 24 cm.
  • Le Floc’h Soye Y. (photogr. J.-B. Leroux), 1997. Les quatre saisons de Bagatelle, Paris, Éditions du Chêne, 1997, 159 p.
  • Perret A., 1903. « Un grand artiste méconnu : le maître Eugène Piron sculpteur, grand prix de Rome », in : Le Petit Provençal, 8 avril 1934.
  • Prat A., Loubatière C, ????. L’ordre maçonnique, le Droit humain, PUF (coll. : « Que sais-je ? »).
  • Collectif, 1913. Exposition rétrospective de l’art des jardins en France du XVIe siècle à la fin du XVIIIe : Musée des arts décoratifs, mai-octobre 1913. – Paris : Palais du Louvre, 1913, in-8°

Sitographie

Pour citer cet article : Chaigneau C., Le Port P., 2025. « Parcs et jardins (1) : « Les Druides » (1908), groupe sculpté par Eugène Piron, dans le Parc de Bagatelle à Paris », in : Les Vaisseaux de Pierres. Exploration des imaginaires autour et sur les mégalithes de Carnac et d’ailleurs, mis en ligne le 29 juin 2025.- https://lesvaisseauxdepierres-carnac.fr/, consulté le : …

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