James Miln est un archéologue et érudit écossais dont le nom reste indissociable de l’histoire et de la redécouverte du patrimoine mégalithique et gallo-romain de Carnac, en Bretagne.
Issu d’une riche famille de propriétaires terriens de Woodhill (Angus), il consacre la première partie de sa vie à voyager à travers le monde, notamment en Chine, en Inde et dans les Amériques, avant de se fixer en Europe. Épris d’histoire et d’antiquités, il s’installe à demeure à Carnac en 1873. C’est le début d’une décennie de recherches intensives qui vont bouleverser l’archéologie locale.
Entre 1874 et 1880, Miln entreprend des fouilles méthodiques d’une ampleur inédite. Ses travaux les plus célèbres concernent les vestiges gallo-romains des Bossenno, où il met au jour une riche villa dotée de thermes, ainsi que les alignements de Kermario et le pied sud du tumulus de Saint-Michel. Contrairement à beaucoup de ses contemporains, il applique une rigueur quasi scientifique à ses chantiers, consignant minutieusement ses observations et s’entourant de talents locaux. C’est ainsi qu’il prend pour assistant et secrétaire le jeune Carnacois Zacharie Le Rouzic, qu’il forme à ses méthodes.
James Miln s’éteint subitement à Édimbourg en 1881. Par testament, il lègue ses riches collections d’objets (haches polies, poteries, monnaies) à la commune de Carnac. Son frère, Robert Miln, concrétisera son vœu en fondant le Musée James Miln (inauguré en 1882), devenu aujourd’hui le Musée de Préhistoire de Carnac, dont Zacharie Le Rouzic sera le premier conservateur emblématique. James Miln laisse derrière lui deux ouvrages de référence qui jetteront les bases de l’étude moderne des monuments morbihannais.
