Né à Corbeil en 1784 dans un milieu modeste, Jean-Baptiste Mauzaisse parvient, par son talent, à intégrer l’atelier de François-André Vincent à l’École des beaux-arts en 1803. Peintre d’histoire, de genre et portraitiste, il s’illustre également comme un dessinateur et lithographe accompli.
Sa carrière débute avec éclat au Salon de 1808. Dès 1812, il obtient une médaille d’or de première classe, confirmant une ascension rapide. Si ses débuts le voient collaborer avec d’autres maîtres, il devient vite l’un des peintres favoris des régimes successifs. Sous la Restauration, Louis XVIII lui commande des œuvres pour ses appartements privés. Sous la Monarchie de Juillet, Louis-Philippe sollicite son pinceau pour les galeries historiques de Versailles.
L’apogée de sa carrière se lit sur les plafonds du palais du Louvre, où il réalise des compositions monumentales telles que Le Temps traçant l’Année ou La Sagesse divine venant au secours de l’humanité. Son style, marqué par un néoclassicisme rigoureux hérité de David et Vincent, évolue vers une certaine emphase propre à la peinture officielle.
Pourtant, malgré cette reconnaissance institutionnelle et la Légion d’honneur reçue en 1823, Mauzaisse subit de plein fouet les changements de goût artistique. Délaissé par la critique au profit du romantisme naissant et confronté à une gestion précaire de ses biens, il s’éteint à Paris en 1844 dans un dénuement total, illustrant la chute brutale d’un artiste autrefois comblé par l’État.
