Un artiste de la satire politique. Né à Lyon en 1804, Auguste Desperet s’installe à Paris où il devient une figure active de la presse satirique des années 1830. Républicain convaincu, il met son crayon acéré au service de la contestation contre la Monarchie de Juillet de Louis-Philippe. Il collabore étroitement avec le célèbre journaliste Charles Philipon et rejoint l’équipe des prestigieux journaux La Caricature et Le Charivari. Aux côtés de maîtres du genre comme Honoré Daumier et Grandville, Desperet s’illustre par des lithographies mordantes, dénonçant la censure, la corruption et les travers de la bourgeoisie de son époque.
Le passage à l’histoire de l’art. Au-delà de son œuvre de caricaturiste, caractérisée par un trait précis et une grande force expressive, Desperet s’intéresse vivement à l’histoire de l’art et à la technique de la gravure. Il illustre également plusieurs ouvrages littéraires et historiques. Au fil des ans, sa passion le pousse à devenir un collectionneur averti d’estampes, de dessins et d’objets d’art. Son expertise est reconnue par ses contemporains, et il passe les dernières décennies de sa vie à documenter le monde de l’art.
Il s’éteint à Paris en 1865, laissant derrière lui une œuvre graphique qui constitue un témoignage historique et social précieux sur la France du 19e siècle.
