Ecclésiastique, archéologue et antiquaire britannique. Pionnier de l’archéologie de terrain, il a grandement contribué à la compréhension et à la préservation des monuments mégalithiques en Europe occidentale.
Fils du naturaliste et antiquaire Frederick Corbin Lukis, il grandit dans un environnement passionné par le passé. Après des études au Trinity College de Cambridge, il est ordonné prêtre de l’Église d’Angleterre en 1841. Parallèlement à ses charges pastorales successives dans le Wiltshire et le Yorkshire, il consacre ses loisirs à l’étude minutieuse des vestiges préhistoriques.
Un pionnier du relevé scientifique. Là où ses contemporains se contentent souvent de fouilles destructrices à la recherche d’objets précieux, Lukis innove par sa méthode. Convaincu de l’importance du contexte, il réalise des relevés d’une précision remarquable pour l’époque par des plans à l’échelle et coupes architecturales des monuments, des aquarelles fidèles détaillant l’état de dégradation des sites et des inventaires rigoureux du mobilier archéologique.
Ses recherches se concentrent d’abord sur les îles Anglo-Normandes et la Bretagne (notamment le Morbihan), avant de s’étendre aux alignements et cercles de pierres de Grande-Bretagne et d’Irlande.
Membre actif de la Society of Antiquaries of London, il publie de nombreux articles et monographies de référence, insistant sur l’urgence de protéger ces monuments face à l’industrialisation et à l’agriculture intensive. Son approche méthodique et ses archives graphiques font aujourd’hui encore autorité pour l’étude du mégalithisme.
