Un artiste au cœur du 19e siècle. Léon Michel Gaucherel s’est imposé comme une figure centrale de la gravure française. Ami proche de l’architecte Eugène Viollet-le-Duc, qu’il accompagne en Sicile dès 1836, il participe aux grands projets de restauration architecturale de son époque, notamment celui de Notre-Dame de Paris en 1843. Ses débuts au Salon de Paris, en 1847, marquent le point de départ d’une présence régulière dans les expositions officielles.
Le « père de l’eau-forte ». Surnommé « le père de l’eau-forte » pour son rôle déterminant dans la renaissance de cette technique, Gaucherel a su évoluer tout au long de sa carrière. Il s’illustre d’abord par sa maîtrise technique dans l’estampe originale avant de se spécialiser, dès 1858, dans la gravure de reproduction. Il collabore avec des revues de référence telles que la Gazette des beaux-arts et les Annales archéologiques, enrichissant les pages de paysages et de motifs architecturaux. Membre actif de la Société des aquafortistes, il a œuvré pour faire reconnaître cette technique artistique au sein des Salons.
Un directeur artistique influent. En 1875, sa nomination au poste de directeur artistique de la revue L’Art constitue l’apogée de sa carrière. Il y exerce une influence notable en recrutant de nombreux graveurs et en façonnant l’esthétique illustrée de la publication. Son œuvre personnelle, riche en aquarelles et portraits, témoigne de la diversité de ses talents. Après son décès en 1886, sa collection est dispersée lors d’une vente aux enchères organisée à l’hôtel Drouot, scellant ainsi la fin d’un parcours artistique prolifique.
