Le coin du photographe (8) : Henry Taylor et Lovell Reeve, photographe et éditeur britanniques dans les menhirs de Carnac en 1858

Dans la bibliothèque idéale de tout amoureux de Carnac devrait trôner en bonne place un livre étonnant, édité à Londres en 1859 : « Narrative of a walking tour in Brittany« . Écrit par le révérend John Mounteney Jephson (1819-1865), complété de notes photographiques par Lovell Reeve (1814-1865), et illustré de 90 vues stéréographiques par Henry Taylor (??-??), c’est un des tout premier, sinon le premier, livre illustré de photographies sur la Bretagne.

Les clichés pris par Henry Taylor en 1858, sont parmi les plus anciens connus de Carnac. Certes, Charles-Paul Furne (1824-1875) et Henri Tournier (1835 – ?) ont édité, en 1857, 233 vues stéréoscopiques de leur voyage en Bretagne, mais une seule montre les alignements de Carnac et ils n’ont pas écrit le récit de leur voyage.

Le livre, accompagné ou non de ses photos, est conservé dans de nombreux musées, notamment aux États-Unis : la Library of Congress (Washington), le Metropolitan Museum of Art (New York), le Getty Museum (Los Angeles), la Brigham Young University Library (Utah), le Rijksmuseum (Amsterdam) et au Musée départemental Breton (Quimper).

Le livre n’ayant pas eu de version française, nous avons pris la responsabilité de traduire les extraits que nous avons utilisés. Le texte anglais original est disponible dans les notes.

1. Genèse et organisation

« Narrative of a walking tour in Brittany » est le récit fait par John Mounteney Jephson d’une randonnée pédestre en Bretagne réalisé en 1858. Il a vocation de guide touristique :

« Le lecteur trouvera ici un récit particulier sur la façon dont un homme encombré d’un sac à dos, a réussi à explorer une région intéressante d’une étendue considérable dans le temps limité de cinq semaines. Il pourra juger des avantages et des inconvénients du mode de voyage adopté, et du pays choisi, presque aussi bien que s’il les avait lui-même expérimentés… L’ancienne province celtique de Bretagne – par sa facilité d’accès, la beauté de ses paysages naturels, ses associations historiques et poétiques, l’abondance de ses vestiges celtiques et médiévaux, ses coutumes et de ses costumes pittoresques – possède des attraits incomparables pour l’Anglais blasé dont le temps et les moyens sont limités. »1.

John Mounteney Jephson

La genèse du livre vient d’un coup de fatigue morale et physique du révérend John Mounteney Jephson (1819-1865), vicaire de Childerditch près de Londres2. Pris d’un irrésistible besoin de changer d’air et de péleriner, il décide de faire le tour de la Bretagne à pied pendant cinq semaines à l’été 1858.

« Je veux voir de beaux paysages, si possible, et un système social différent de celui auquel je suis habitué. La Bretagne est l’endroit idéal. Elle est facile d’accès et, même si l’on admet un peu de romantisme dans l’esquisse de M. Emile Souvestre, elle doit conserver une grande partie du caractère des époques passées et d’une civilisation révolue. Sa langue, différente de celle du reste de la France, est une garantie qu’elle a résisté aux influences de l’extérieur. Je verrai donc ici des villes, des châteaux, des chaumières, des églises, restés à peu près tels qu’ils étaient quand Froissart écrivait, et un peuple conservant le costume, la langue, les sentiments et les croyances qui prévalaient quand notre Édouard III était son souverain. »3.

John Mounteney Jephson

Il n’a, de prime abord, aucune intention d’un faire un livre. Mais une conversation avec son voisin, M. Lovell Reeve, éditeur et naturaliste britannique, va transformer ce projet de « vacances » en ce qui apparaît aujourd’hui comme le le premier livre illustré de photographies sur la Bretagne4. Le récit sera accompagné de 90 tirages photographiques. Le révérend John Mounteney Jephson aura la responsabilité de faire le récit de son voyage à pied, tandis que, voyageant en parallèle, Henry Taylor et Lovel Reeve s’occuperont des photos. photos. Dans le livre on comprend que Jephson et Reeve parlent Français.

« Alors que je réfléchissais à mon projet et que je faisais mes préparatifs, j’en parlai un jour à mon voisin, M. Lovell Reeve, qui s’amusait à faire de la photographie dans notre village. Il lui vint immédiatement à l’esprit qu’un récit de ma promenade, illustré de vues stéréoscopiques, pourrait s’avérer intéressant, et après avoir longuement réfléchi à la meilleure façon de réaliser l’idée, nous avons finalement adopté le plan suivant. Lui-même, accompagné d’un photographe professionnel, se déplaçait dans une voiture de louage, s’arrêtant dans les villes principales et faisant des stéréographies de tout objet intéressant rencontré sur la route, tandis que j’empruntais le même itinéraire, ou presque, à pied. Il nous arrivait de nous rencontrer au cours de notre voyage, mais nous étions tout à fait indépendants l’un de l’autre. ».

John Mounteney Jephson

Dans des notes en bas de page, Lovell Reeve décrit tout au long du livre la manière dont furent organisées les prises de vues sélectionnées pour l’édition ainsi que leur contexte. Pour lui donner une unité et une importance, cette partie dispersée porte le nom de « Notes of a photographic expedition ».

« Notre matériel se composait d’un petit appareil photographique à double objectif de Ross, d’une tente noire d’environ un mètre carré et sept pieds de haut, équipée d’une table et d’un évier, le tout se pliant en un portemanteau de taille moyenne, et de deux boîtes de produits chimiques, l’u©ne pour l’utilisation et l’autre pour le stockage, avec une troisième boîte, contenant dans un petit compas un ensemble de verres, compris dans six boîtes intérieures de deux douzaines chacune. Il fut décidé de limiter nos opérations au procédé au collodion humide et de reporter le vernissage des plaques à notre retour. Nous devions prendre grand soin d’économiser nos heures de voyage, afin d’avoir à notre disposition le plus beau temps et la meilleure description de la lumière pendant que nous travaillions avec l’appareil photo. La première chose à observer en entrant dans une ville ou un village était la position du soleil par rapport aux objets choisis, au moment où nous devions être prêts à les photographier, les points de vue à prendre et la disposition la plus efficace de l’avant-plan ; la considération suivante était de choisir un endroit pour notre tente5 qui soit le plus proche possible de deux ou plusieurs points de vue réunis. Le résultat fut que nous avons visité trente villes et villages en l’espace de trente jours, plantant notre tente une centaine de fois, période pendant laquelle mon photographe actif, M. Taylor, n’a pas pu prendre moins de deux cents photos, dont les quatre-vingt-dix présentes ont été sélectionnées pour la publication. Nos soirées étaient entièrement consacrées à l’examen de la récolte de la journée, au nettoyage du désordre de la journée et à la préparation des plaques et des produits chimiques pour le travail du lendemain, bien que je craigne d’avoir peu contribué moi-même à cet égard. »6.

Lovell Reeve

Henry Taylor est le photographe de l’expédition. On sait peu de choses sur lui7. Il n’est pas crédité dans la page de titre du livre ou dans la liste des stéréographies8, mais il est cité quinze fois par Reeves dans ses notes de bas de page et deux fois par Jephson dans le récit lui-même, sous le nom de Mr Taylor. Certains musées précisent son prénom : Henry (par exemple le Musée départemental Breton de Quimper ou le Getty Museum en Californie). La Librairie du Congrès indique : « Taylor, Henry D. », sans préciser ses sources. Il s’agit peut-être du journal mensuel The Stereoscopic magazine, publié par Lovel Reeve dans lequel au moins trois des stéréographies de ce tour de Bretagne sont publiées. Le Getty Museum et certains sites marchands marchands donnent à notre photographe, de manière erronée, des dates de naissance/décès d’un homonyme9.

2. Le livre

L’intérêt du livre tient à l’association rare d’un récit, de notes photographiques et de photographies qui viennent s’enrichir et se compléter. On n’achète pas cet ouvrage pour le récit lui-même. Jephson le dit très simplement : « Quoi que l’on puisse dire de ses qualités littéraires, il faut reconnaître qu’il s’agit du livre le mieux illustré qui ait jamais été publié »10. C’est pour cette raison que nous avons choisi d’indexer cet article dans la catégorie « Le coin des photographes » et dans la catégorie « La bibliothèque idéale ».

En tant qu’éditeur et organisateur, Lovell Reeves est le décisionnaire principal pour le choix des clichés à prendre. Il montre son intérêt pour les monuments mégalithiques de Carnac à l’aune des six photographies qu’il y consacre, là où Furne et Tournier, un an auparavant, ne se contentent que d’un seul. Mais trop de mégalithes tuent les mégalithes, Reeves estimant que c’est bien suffisant, aucun autre dolmen ou menhir breton ne seront fixé sur pellicule. On ne prête qu’aux riches !

Sur les 28 villes photographiées de l’ouvrage, Dinan est la plus représentée avec 9 vues, puis viennent, à égalité, Carnac et Quimper avec 7 vues. Les 25 autres se partagent 67 photos.

Une carte dépliante indique en rouge le trajet du narrateur, et celui des photographes en bleu. La carte est suivie d’une notice qui indique que les 90 stéréographies sont vendues séparément du livre, dans une boite avec serrure et clef, pour £5.5 et qu’un exemplaire de photo stéréographique est collé sur le frontispice du livre.

Le Rijksmuseum conserve un exemplaire relevant de ce choix éditorial initial, avec en frontispice une vue stéréographique. L’exemplaire de la Brigham Young University, n’a qu’une simple photo mono tirée des stéréos ; celui du Getty n’a aucune photo en frontispice. Enfin, l’exemplaire du Musée départemental Breton de Quimper, possède une reliure qui rassemble les 90 photos mono, collées individuellement sur feuille hors texte, réparties en face du texte qui les concernent.

Les versions avec des photos mono permettent au lecteur de profiter directement des illustrations sans avoir à interrompre sa lecture pour chercher la bonne stéréo dans la boite et la visionner dans son stéréoscope. Reste à savoir, si ces versions furent réalisées par l’éditeur lui-même.

3. Les stéréographies de Carnac et des monuments mégalithiques du secteur

Pour illustrer notre article, nous vous proposons les stéréographies de la Bibliothèque du Congrès à Washington, superbement numérisées.

« Le beau dolmen représenté sur la stéréographie n° 55 est un dolmen que l’on nous a invité à visiter dans une cour de ferme à Erdeven. Il était assez tard dans la journée lorsque nous sommes arrivés, mais la lumière était assez bonne et les fermiers nous ont rapidement aidé en nous fournissant de l’eau, etc. J’ai placé deux femmes à l’entrée pour nous indiquer les dimensions de la structure, et j’ai donné autant d’importance que possible au colosse. L’intérieur était utilisé comme une sorte de cabane à outils. »11.

Lovell Reeve

« En arrivant au village de Carnac, nous avons eu la chance de rencontrer une hôtelière intelligente et sympathique, et pendant que l’on nous cherchait un guide pour visiter les pierres druidiques, nous avons pris en photo le porche de l’église et sa curieuse couronne ornementale taillée dans un menhir (Stéréographie n° 56). Deux vieilles femmes sont assises à l’entrée avec des paniers de fruits. »12.

Lovell Reeve

« Notre première impression, en arrivant dans la plaine du Menec, a été la déception de ne pas trouver les pierres plus grandes. Comme la première vision des pyramides par le voyageur, la réalité est toujours en deçà des idées colossales que l’imagination a produite. Cependant, lorsque nous nous sommes approchés d’elles, que nous avons pris connaissance de leurs dimensions et de leur volume, et que nous avons conclu que, puisqu’elles étaient alignées, elles avaient dû être placées là par l’homme, elles sont devenues de plus en plus grandes, et nous n’avons plus hésité à nous installer et à faire de notre mieux pour en emporter quelques-clichés. Les stéréographies n° 57, 58 et 59, décrites en détail ci-dessus, montrent avec quel succès cette opération a été réalisée. »13.

Lovell Reeve

« Les paysans utilisent les alignements de menhir comme clôtures, en les reliant par des murets de pierres sèches. Il y a tout lieu de croire que l’ensemble de la plaine était autrefois couverte de groupes de dolmens et de menhirs, mais ils ont été utilisés pendant des siècles pour la construction et la réparation des routes. »14.

John Mounteney Jephson

« La plaine de Kemaon était plus difficile à aborder que celle de Ménec. Nous avions comme guide M. Brien, le crieur public de Carnac. Bien que ne sachant ni lire ni écrire, il parlait très bien le français, et, nous promenant ensemble parmi les menhirs, nous eûmes une fameuse conversation sur les questions de la politique française et bretonne, de la visite de l’empereur, de la guerre de Crimée et de la rébellion en l’Inde. Son portrait figure dans les deux stéréographies n° 60 et 61, où on le voit avec son chapeau à larges bords et sa veste courte. Il ne me reste plus qu’à tenir ma promesse de lui envoyer une lettre avec les tirages. Comme on peut le constater, les menhirs sur cette vue sont plus grands que ceux du Ménec et sont aussi plus rapprochés. Celui que l’on voit au n° 61 est le plus gros de Bretagne. »15.

Lovell Reeve

4. Le récit

Le récit de J.-M. Jephson de ses cinq semaines de marche est plaisant à lire même aujourd’hui. Il permet de mieux comprendre la vie en Bretagne à cette époque. Pour ce qui concerne les monuments mégalithiques, Jephson visite le dolmen de Rondossec à Plouharnel, les alignements et le tumulus à Carnac, le tumulus de Mane Lud, le dolmen à couloir dit La Table des Marchands et le Grand Menhir Brisé à Locmariaquer et l’île de Gavrinis à Larmor-Baden. Sa conclusion est sans appel et peut rappeler celle de Gustave Flaubert :

« J’avais maintenant vu les vestiges celtiques ou druidiques de Carnac, et je savais assez bien, grâce aux livres, ce qu’on pouvait en dire ; et quand on a tout vu et tout lu, le résultat n’est pas grand-chose. C’est la partie de mon voyage qui est la moins vivante dans mes souvenirs, et sur laquelle je m’arrête avec le moins de plaisir. Le pays était morne et sans intérêt ; les gens grossiers et peu communicatifs ; et les grandes pierres non taillées de l’art druidique n’étaient qu’un piètre substitut aux jolies maisons pittoresques, aux imposants châteaux et aux nobles cathédrales du Moyen-Âge »16.

5. Personnages

Grâce aux notes de Lovell Reeves on peut trouver les noms de certains personnages. Reeves lui-même (clichés n° 58 et 61), ainsi que Taylor (clichés n° 59 et 68), mais aussi Mr Brien, crieur à Carnac (n° 60 et 61). Le cocher des photographes sert aussi de figurant (cliché n° 65). Le prince de Léon, deux de ses fils et sa belle-sœur prennent la pose au milieu de la cour du château de Josselin (n° 72). Nous n’avons pas trouvé d’indication dans les notes de Reeves qu’il y ait une photo de Jephson.

6. Parutions

En l’état actuel de nos recherches, nous ne connaissons pas d’utilisation des photographies de Henry Taylor en dehors du livre « Narrative of a walking tour in Brittany » et du mensuel « The Stereoscopic Magazine ».

7. Cartes postales

Nous sommes ici bien avant l’apparition de la carte postale illustrée. La production de Taylor ne semble pas avoir été exploitée ultérieurement en cartes postales.

8. Les protagonistes

Augustus-Lovell Reeve (1814-1865)

Fils d’un marchand de drap, Augustus-Lovell Reeve est né à Ludgate Hill le 19 avril 1814. A l’âge de 13 ans, il entre en apprentissage chez un épicier. Le jeune homme devient rapidement un conchyliologue distingué. A l’issue de son apprentissage, il se rend à Paris où il lit devant l’Académie des Sciences un mémoire sur la classification des mollusques. De retour en Angleterre, il entreprend la rédaction de son premier ouvrage, « Conchologia Systematica » dont les deux volumes paraissent en 1841 et 1842. Peu après, il ouvre près du British Museum, une boutique consacrée à la vente de spécimens d’histoire naturelle et à la publication d’ouvrages sur les coquillages. Il déménage près de Covent Garden en 1848. De 1850 à 1856, il est rédacteur en chef et propriétaire de la Literary Gazette. Il est le premier à publier, dès 1856, un ouvrage illustré par des photographies stéréoscopiques. Deux ans plus tard, il lance la publication du « Stereoscopic Magazine », qu’il poursuivra jusqu’à sa mort en novembre 1865.17

John Mounteney Jephson (1819-1865)

Probablement né à Mullabrack en Irlande, il fréquente le Trinity College de Dublin en 1837 et obtient une licence en 1843. Il est ordonné diacre en 1843 et prêtre en 1844. Il épouse Ellen Jermy en 1844. Ils ont six fils et six filles. Il est nommé vicaire de Childerditch (Essex). En 1859, il écrit « Narrative of a Walking Tour in Brittany » et en 1864 « La tempête de Shakespeare » et « Shakespeare : son lieu de naissance, sa maison et sa tombe« . Il était membre de la Société des Antiquaires. Il est décédé à Billericay en 1865.18

Henry Taylor (??-??)

On ne possède hélas aucun renseignement sur Henry Taylor dont le nom est absent de l’annuaire des photographes de Londres entre 1841 et 1906.19

Philippe le Port pour Les Vaisseaux de Pierres

Bibliographie

  • Beaulieu F. de, 1996. « 1859, premières photos en Bretagne », dans : ArMen, n°80, 1996. p. 12-16.
  • Figuier L., 1869. « Le Stéréoscope », dans : Les merveilles de la science, tome III, Paris, Furne et Jouvet, 1869.
  • Frizot M. (dir.), 1994. Nouvelle histoire de la photographie, Paris, Bordas, 1994 (chapitre IX : la vie en relief, les séductions de la stéréoscopie).
  • Jephson J.-M., 1859, Narrative of a walking tour in Brittany accompagnied by notes of a photographic expedition by Lovell Reeve, London, Lovell Reeve, 1859.
  • Lecuyer R., 1945. « A la recherche du relief (chapitre XI) », dans : Histoire de la Photographie, Paris, Baschet, 1945.
  • Le Disez J.-Y., 1997. L’autre des Victoriens. Récits de voyageurs britanniques en Bretagne (1830-1900), thèse doctorat, Brest / UBO, 1997.
  • Pellerin D., 1995. La photographie stéréoscopique sous le second Empire, Paris, Bibliothèque Nationale de France, 1995 [Catalogue de l’exposition, Galerie Colbert, 13 avril-17 mai 1995].

Webographie

Notes

Pour citer cet article : Le Port P., 2023. « Le coin du photographe (8) : Henry Taylor et Lovell Reeve, photographe et éditeur britanniques dans les menhirs de Carnac en 1858 », in : Les Vaisseaux de Pierres. Exploration des imaginaires autour et sur les mégalithes de Carnac et d’ailleurs, mis en ligne le 27 décembre 2023.- https://lesvaisseauxdepierres-carnac.fr/, consulté le : …